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samedi 2 février 2013

Le VI Nations.

L'Ireland's Call, entendu de chez O'Neills.


Oui, le rugby est important en Irlande. Surtout le VI Nations. C'est LA compétition de l'année pour tous les sportifs irlandais, avides de battre l'ennemi anglais, le chauvin français, et le mauvais joueur italien. Le premier match du tournoi, je l'ai passé chez O'Neills, un bar dans le centre-ville de Maynooth. C'était Pays de Galles - Irlande. Un magnifique match de rugby d'ailleurs.


A peine assis au comptoir, en attendant le match, mon voisin me demande mes pronostics. "What are your predictions for the match ?" il me dit. Je lui réponds "Hmmm, sorry, but Wales. But I will support Ireland !". Et me voilà arrivé à commander ma première bière du match. Mais il n'y en aura eu que deux, je vous rassure.

Les hymnes commencent. Et là, premier gros coup sur la tête. L'Ireland's Call ne se crie pas comme on chante la Marseillaise, il se chante. Et plus encore, il se vit. Le genre de truc qui te prend et te fait ressentir tellement de choses. Même toi petit étudiant français en Erasmus, tu sens la fierté qu'ont les irlandais à chanter leur hymne, pour leur équipe, leur pays.

Début du match. L'Irlande mène rapidement 17-0 après 25 minutes de jeu, et on pense qu'une déculottée se prépare pour les gallois. Les chants des supporters irlandais commencent à résonner chez O'Neills. Chants dont on ne comprend pas un seul mot, à part  peut-être le fait qu'ils encouragent l'équipe nationale.

L'équipe irlandaise de rugby est un peu spéciale. On sait tous ce qu'il se passe entre l'Irlande du Nord et l'Eire depuis plus de 30 ans. En rugby, les deux parties sont regroupées sous la même bannière, et chantent notamment l'hymne commun, l'Ireland's Call. C'est une vraie fierté pour les irlandais de les voir côte à côte.

En vrais spécialistes de rugby, l'irlandais vous posera plein de questions sur le Top14 et la HCup. En revanche, interdiction de critiquer Brian O'Driscoll, légende du sport, et Vincent Clerc, qui a marqué huit essais sur les 9 derniers matchs qu'il a disputés face à l'Irlande. Et on ne rigole pas avec ça, "We are afraid of Vincent Clerc !".


Cet après-midi au O'Neills restera un des meilleurs moments que j'ai passés depuis mon départ en Erasmus. Si vous avez l'occasion de passer par Dublin un week-end de VI Nations, allez absolument dans un bar de la ville, ils diffusent quasiment tous l'intégralité des matchs. Et c'est encore mieux si vous pouvez obtenir des places à l'Aviva Stadium.

Jonas.

Le Frenchie.

Itinéraire du Français en Irlande.


"Brun, portant la marinière, fumant sa pipe et avec une baguette sous le bras", les stéréotypes ne manquent pas. Heureusement, tous les irlandais n'ont pas ces préjugés sur les français. (En retour on notera quand même que les préjugés sur les irlandais, notamment sur la couleur de leurs cheveux et la taille de leur bière, sont vrais). Petit tout d'horizon de la situation du français en Irlande.


Le français, il est vrai, est assez chauvin. Sans non plus tomber dans la démesure, le français aime à rappeler aux Irlandais ses trois finales de Coupe du Monde. Perdues, certes, mais l'Irlandais n'aime pas qu'on l'attaque sur le terrain du rugby. Toujours avec respect évidemment, ils pourraient parler pendant des heures de la HCup et du Top14.

Pour les non initiés au rugby, sachez que l'Irlandais essaiera toujours de vous inviter prendre une bière. En Irlande, la bière est le moment de convivialité, autour de laquelle on raconte sa vie. Les Irlandais s'intéresse beaucoup à la France, et pas seulement pour le rugby. Ils aiment la cuisine française, le mode de vie français, et surtout Paris.

Pour quelqu'un qui vit à Paris, je pense n'avoir jamais eu autant de questions dessus. Même dans les autres pays que j'ai visités,comme les Etats-Unis, personne ne semblait autant apprécier Paris. Paris vu de l'étranger, c'est deux choses : la Tour Eiffel, et Disney. C'est étrange de se voir poser tant de questions, tant les Français ne sont pas vraiment intéressés pas Dublin.

Le Frenchie a toujours une place de choix dans le groupe de colocataire. C'est certainement dû à sa réputation. Lors du dernier Skype avec ma copine, Houseman, le surnom donné à un rugbyman de l'autre bâtiment, est venu me proposer de sortir. Je lui ai dit non car je parlais à ma copine, et il m'a répondu "You French are so romantic. Teach me".

La seule chose problématique quand on est Français en Erasmus, c'est que tout le monde rêve de nous voir cuisiner des escargots, du foie gras et des cuisses de grenouilles. Allez expliquer que ce ne sont que des repas de fête qui restent chers. Peu importe, les escargots fascinent. Et le foie gras dégoûte.


Le Frenchie doit jouer son rôle de Frenchie en Erasmus. Notre accent est très loin d'être parfait, mais il fait toujours son effet. Même sur les secrétaires du département de chimie, c'est pour dire.

Jonas.

vendredi 1 février 2013

Les joies de la colocation.

L'Auberge irlandaise.




Le gamin, l'alcoolique, le bruyant, le dégueulasse... On retrouve toujours tous le même type de colocataires dans nos résidences. Peu importe l'endroit où l'on vit, on a toujours ces stéréotypes qui nous collent à la peau. Tous plus ou moins supportables, il n'en reste pas moins que la colocation est souvent quelque chose de difficile à supporter pendant des mois. Comment faire ?

  • Parlez avec vos colocataires. On sait que la barrière de la langue est difficile à surmonter, mais sans aucun contact avec les personnes avec qui vous allez partager un semestre entier, la vie en colocation ne sera pas simple. Chez nous, on prend souvent nos repas ensemble, histoire de ne pas s'enfermer dans nos chambres.. Et le mercredi, Jay nous ramène un repas indien !
  • Investissez-vous dans les tâches ménagères. Difficile de s'y mettre quand on vit entre jeunes, je vous l'accorde, mais quand la poubelle déborde de cannettes de bière, quand les plaques de cuisson ont vu passer plusieurs dizaines plats et quand les deux bâtiments se sont retrouvés dans la salle commune pour la soirée, il est temps de tous se mettre au ménage.
  • Faites le dur. Instaurez des règles. Vos règles. La colocation, c'est comme la première mêlée du match, il faut être là, dès le début, et ne pas se laisser marcher sur les pieds. On ne parle pas de bagarre évidemment, mais on ne touche pas à ma bière, comme on ne touche pas à mes minis muffins et mes pancakes de chez Aldi.
  • Sortez, allez aux soirées quand tout le monde sort. Mercredi dernier, c'était soirée au Clock House de Maynooth, une boite de nuit gratuite pour les étudiants. La plupart des étudiants des deux bâtiments y sont allés, on devait être une trentaine. Ca permet de sympathiser encore plus avec les colocataires et de parler du 6 Nations, autour d'une bière évidemment.
  • Supportez l'Irlande, surtout ! Le rugby, c'est la vie en Irlande. Supportez le Leinster, dites que l'Irlande mériterait de gagner la Coupe du Monde, parce qu'à 9 contre 1 vous ne ferez pas le poids. Même s'ils comprendront que vous supportiez la France avant tout, évitez de clamer haut et fort que vous adorez l'ennemi anglais !

Avec tous ces conseils, la vie en colocation devrait être un jeu d'enfant. Eclatez-vous, vous n'êtes en Erasmus que pour six mois. Vous ne reverrez peut-être plus jamais vos colocataires après. Mais enfin bon, la plupart du temps, les étudiants restent en contact et se revoient en dehors. Erasmus, en plus de permettre de rencontrer des étudiants du pays où l'on vit, permet de créer de vraies amitiés avec des étudiants de toute l'Europe.

Jonas.

jeudi 31 janvier 2013

La barrière de la langue.

Mais qu'est c'qu'il dit?


Terrible, la barrière de la langue. Le premier gros choc après l'arrivée dans le pays d'accueil. On sait que l'on va devoir y faire face, on redouble d'efforts les mois juste avant le départ pour s'améliorer en anglais, on regarde les séries en version originale sous-titrée... Et pourtant. Plongé dans le bain dès la descente de l'avion, on se dit que c'est parti, il faut parler une langue qu'on maîtrise à peine pendant six mois.

Premier contact avec la langue de Shakespeare : le chauffeur de bus que j'ai pris pour me rendre à Maynooth. Un homme certainement très gentil, mais dont l'accent assez prononcé ne m'a pas permis de comprendre un seul mot ! Il m'a demandé trois fois si je voulais mettre ma valise dans la soute, et trois fois je lui ai répondu "C'est mon ordinateur portable dans ma sacoche, pourquoi ?". Dur.

A mon arrivée, avec un peu de chance il faut dire, j'ai compris la gérante de la résidence dans laquelle je vais vivre pendant six mois, et je m'en vais saluer le peu d'étudiants présents. Le premier soir, repas collectif dans la salle commune, histoire de rencontrer ceux que l'on ne connaît pas. Et c'est aussi l'occasion d'échanger quelques mots en anglais.

Surtout, parlez avec les locaux, échangez. Non, votre anglais n'est pas terrible, non, vous n'avez pas un accent fabuleux, vous êtes plutôt du genre "Aille spike Frènche", mais si vous ne prenez jamais la peine de discuter avec les gens qui vous entourent et de faire des rencontres, vous allez vous sentir vraiment seul pendant un semestre.

C'est très difficile de se lancer dans des discussions, je le reconnais. Par exemple, hier soir, toute ma résidence est allée prendre un verre dans un bar-boîte. Le monde autour de nous, la musique assez forte (normal pour un bar après tout), je n'ai entendu quasiment personne, incapable de comprendre de l'anglais si je ne suis pas concentré. C'est frustrant. Mais c'est comme ça qu'on apprend !

Ce qui est quand même fabuleux avec la barrière de la langue, c'est d'apprendre le français aux locaux. Les irlandais sont très fiers de savoir te dire correctement "Bonjour, j'aime le rugby, j'aime la bière merci" ! Puis on leur apprend des nouveaux mots. Du coup maintenant, mes colocataires irlandais sont contents de savoir dire "saperlipopette" et "sacrebleu" !

Jonas.

mardi 29 janvier 2013

Merde, je m'ennuie.

Tournage de pouces ou partie de solitaire ?


Eh oui, ce sont des choses qui arrivent, vous vous ennuierez. Ca peut arriver quand, comme moi, vous arrivez en pleine semaine "off" pour les étudiants, et que vous devez attendre lundi, seul dans la résidence. Que faire dans ces moments là, sachant que vous n'avez rien prévu dans vos bagages pour tuer l'ennui ?

  • S'ennuyer, c'est le moyen de regarder la télé, comme MTV ou la BBC. C'est un excellent moyen de se faire à la langue facilement. Peu importe la chaine, il y aura toujours un programme pour vous intéresser. Et si vraiment vous ne voulez pas rester enfermés, sachez que les bars anglo-saxons diffusent souvent des matchs de foot.
  • Vous pouvez lire, tout simplement. Apportez un livre en anglais et un en français, et quelques magazines. Le livre français vous servira dans les moments de mal du pays, quand vous en aurez marre de parler et penser anglais depuis des semaines. Et le livre anglais vous servira en phase de motivation, vous y trouverez beaucoup de vocabulaire.
  • Prenez avec vous votre PC. Sans non plus se lancer dans des parties interminables de solitaires et de démineurs, vous aurez de la Wifi dans beaucoup de résidences et pourrez surfer sur internet à la recherche de séries,de films ou musique. A vous de vous trouver des occupations !
  • Cuisinez ! Les anglo-saxons raffolent de la cuisine française, vous n'aurez aucun mal à faire passer un plat préparé pour de la grande gastronomie ! Sinon vous avez toujours l'option cookies. Les résidences étudiantes ont souvent une cuisine équipe commune, ça vous sera pratique.
  • Jouez à la console. Eh oui, certains ramènent des consoles qu'ils branchent sur la télévision de la salle commune. Vous n'aurez aucun mal à vous lancer dans des tournois de Fifa avec vos colocataires. Veillez juste à qu'ils ne la ramènent pas chez eux le week-end !

Toutes ces activités passent vraiment le temps. On se retrouve à passer un après-midi sans s'en rendre compte. Pendant le week-end, période où beaucoup d'étudiants rentrent chez eux, vous devrez certainement passer par des phases d'ennui profond... Jusqu'au lundi, jour où tout le monde est de retour !

Jonas.